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Grantite Wheels : Chronique de leur nouvel album "CONTRAT A DIARRHEE INDETERMINEE'' par John Flower

Publié le par Rudy Dartevelle

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Voici une excellente chronique du dernier album de "Granite whells" , album fait maison, tout frais tout chaud, qui se nome "CONTRAT A DIARRHEE INDETERMINEE'', tout un programme anarcho-punk en 14 titres bien ficelé qui tape dans le mile la ou ça fait le plus mal : Droit dans les yeux de cette société guillotine américanisée.......

 

"John Flower", qui à la langue bien pendante, avec ça façons de s'exprimer bien particulière, entremêlée de poésie, de culots et de franc parler, nous livre ici ces impressions personnel sur l'album, je partage d'ailleurs parfaitement son point de vue.

 

Voyons ce qu'il en pense.....

 

  ''CONTRAT A DIARRHEE INDETERMINEE'' DE GRANITE WHEELS (2011 – GRANITE DISQUES)

 

 

Y'en a qui ont perdu du temps à regarder ce ridicule mariage anglais, Kate et je ne sais qui, ou bien qui ont jeté une oreille sur la mort d'un terroriste dont on a que foutre, vu que l'Amérique c'est loin d'ici et le Pakistan aussi.

Moi j'ai écouté le dernier Granite Wheels chez moi, j'ai eu droit à toute l'actualité juste en faisant le kangourou dans mon salon, sono à fond, pas grave mes voisins ont foutu le camp justement parce que ça commence comme ça, un CD de rock, on se dit qu'il est bon si la musique collée dessus elle fait déguerpir les salauds. Déjà aux premières notes, je me dis "Putain, c'est du testostérock ce truc...".

Le premier titre est en route, au passage je me suis brûlé les doigts, immolation des phalanges parce qu'il faut mettre des gants de protection avant de saisir la galette de métal pour la fourrer dans le lecteur, purée ça te crame tout en un rien de temps, ce CD te consume, petit, alors fais gaffe, il fait pas de cadeau.

Et voilà c'est parti les roues en granite qui font meule et écrabouillent tes dernières certitudes que la France, la vie, le boulot, les opinions et toute la vie qui fait que tu marches encore les pieds dessous et bien tu croyait que ça collait mais ça merde, t'as qu'à écouter, on t'explique.

 

Même si les Granite sont les rois du joke pour les titres (''Délire de solidarité'', 'La came isole'') derrière cette apparence d'humour, on t'inocule cette désespérance que l'on soupçonne chez ceux d'en bas comme on dit, dès qu'un représentant d'un quelconque pouvoir pointe le bout de son museau sec, ''Délire de solidarité'', prenons ce titre en exemple, on t'envoie au cinéma, t'es dans le noir et une guitare jaillit toute seule, tu te dis ''Tiens le mec il a peu de copains...'', et puis voilà l'explosion, et la première idée c'est: ils sont compacts, les instrus, même après un mixage fin, ce qui est le cas, ils font amalgames, faudra jamais changer ça les gars, c'est tout plein de surprises, des breaks par-ci, des cassures par-là, purée t'en as pour ton argent si t'as payé, c'est pas des voleurs, en tous pas sur ce terrain. Mauvais garçons certes, ils ne font pas dans la dentelle avec tout ce qui leur tombe sous la main: mots, accords, rythmes, tempi, sonorités, constructions, mélodies...

 

Faudra pas s'imaginer qu'après avoir écouté le premier titre on va te resservir le même plat ensuite: chaque morceau a son identité propre, et là on comprend que ce groupe qui joue si spontanément en fait ils ont réfléchi à leur attaque, ils ont une stratégie d'architectes pour les tubes, Mémée qui enfile des perles pop sur du fil d'argent c'est fini: ces morceaux sont comme des lambeaux de viandes enfilés sur un bout de barbelé et après ça tu dois te gober le tout sans avoir le temps de mâcher, ce barbecue sonore il va griller ce qu'il reste de toi après cette quinzaine de brûlots concoctés par le Diable himself.

Les GW ont leur identité sonore, leur style, tu peux les envoyer partout où ça ressent le besoin de suer et tuer, pogo assuré, bon les GW c'est pas de la chiffe molle pour baloches, c'est des balloches tout court qui hurlent et riffent, et pas au fond d'un vieux slip jaune, ces gars exhibent leur dard sonore tout droit brandi comme le manche d'une Strato avant de l'enfiler dans les oreilles vulviennes pour cracher leur nitrosperme napalmé dans ton cerveau clitoridien.

Tu pourras pas écouter ces trucs en prenant un bain, tu vas te faire le coup de Claudette Françoise, tu vas t'électrocuter faut faire gaffe: danger!

 

Je ne tarirai pas d'éloges sur le jeu de gratte de Fredd, encore une mille-patte épileptique qui parvient à garder le contrôle on se demande comment, et puis cette basse, tu sens que le gars, Don' il a déjà été greffé du cœur trois fois au moins, il a forcément pété un infarctus à un moment ou à un autre ou alors il est martien, oui c'est ça en fait ces gens sont pas de notre planète, ils ont appris à jouer et à composer ailleurs, Pourtant j'avais rencontré un soir le chanteur, Oliv', un gars à apparence humaine, posé, même si le côté yakusa des tatouages te laisse soupconner qu'il peut être amené à dire autre chose que ''Bonsoir, ça va?'', Je l'ai vu gueuler sur scène en vidéo et j'étais obligé de faire arrêt sur image pour essayer de revoir sa gueule sinon c'est impossible, c'est tout le temps brouillé, quand il chante avec le groupe sur les planches t'as la trouille pour la tronche du souffleur et à la fin du set il a cette expression qu'avaient ces jeunes amerloques un certain 7 juin de l'an 44, une gueule de lendemain.

Mine de rien ce chanteur au gosier de mammouth, il articule net, pas un mot du texte n'échappe à la compréhension, d'autant plus que les écrits de GW sont loin d'être du bavardage, de toutes façons on n'imaginait pas qu'ils allaient donner dans du Delerm mais plus pour faire hommage conscient ou non à la syntaxe Ramonesienne.

 

Au passage de petits clins d'oeil, ces chiens vengeurs ont un cœur, mais oui, ils saluent les Pogomarto par exemple, on se dit ''Comment ils font pour avoir des amis?'' tout en braillant ''Bon débarras!''. Gros travail d'arrangement sur ce titre, ces gars bossent les morceaux, ils pensent au public, ils se font plaisir aussi, c'est l'évidence, il y a de la jouissance derrière tout ça.

Bon t'as plus besoin de lire le canard ni regarder les actus, GW dans ton CD te digère tout, t'as plus qu'a écouter, c'est pas bien reluisant ce qui se passe dans le monde vu au travers de ces lunettes troubles, voire tachées de sang, jamais propres, ça regarde pas une attraction à Disneyparis, ces yeux-là! Dati, Bétancourt, Sarko et encore Sarko (c'est là qu'on voit que les GW n'ont peur de rien, pour l'instant ils tiennent le haut du pavé pour l'insulte au Chef de l'Etat, ils craignent pas les emmerdes, ils rigolent plus dès qu'ils évoquent ce type), Poivre d'Arvor, Besson et le reste de la liste constituent un défilé de ''tronches interchangeables''.

 

Alors maintenant j'ai voulu te mettre l'eau à la bouche, parce que moi après écoute de ce CD, j'ai plutôt envie de l'humecter, ma bouche, ça m'a vidé cette audition et en plus je me sens l'envie de réécouter ces titres, cette fois sans les chroniquer, pour moi, rien que pour moi,

 

John Flower (mai 2011)

 

Pour mieux apprécier la chronique de  John Flower, je vous invite à aller écouter quelque extrais de l'album  "CONTRAT A DIARRHEE INDETERMINEE'' sur le myspace de Granite Wheels.

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