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Chronique: Rage De Raison - Les Nenfants Perdus

Publié le par Rudy L'Agité

Au secours ça y est mes olives sont becquetées englouties ! Je viens d’écouter un CD et je dis : << Les Nenfants ne sont pas Perdus pour la Zique >> !
J’ai le cul des oreilles défoncé par leur gourdin sonore, le braquemard à tympans de ce groupe rock punk m’a élargi la rondelle à riffs et pour une fois j’ai été content de me faire enculer lesoreilles à donf, ils te la mettent jusqu’au fond et vous en redemandez, gros salauds que vous êtes ( mais vous avez bien raison, on n’a qu’une vie, et l’avantage du cd c’est que ça peut remettre le couvert plus vite et plus longtemps que Rocco Siffredi, ça s’épuise pas ).
Tu découvres un disque tout frais : tu déloques vigoureusement ta gonzesse avec délicatesse, tu la balances d’une bourrade avec amour sur un pieu et soit tu t’extasies sur son matos, soit tu gerbes et tu remballes popaul.
Là , j’ai défrusqué mon CD des Zenfants Perdus. A poils que je l’ai mis, l’ai posé sur le plateau hop viens donc à l’horizontale ma chérie je vais te montrer la face cachée de mon amour punkiste, pour l’instant t’avais que la théorie, tu regardais la pochette : aujourd’hui j’ai le kamasoutra.

Bon allez on va tirer un premier coup, pas question de faire des chichis, les Zenfants Perdus ils envoient la purée tout de suite : un beau son de beatbox, un riff trois accords c’est du simple mais efficace, une voix mâle à doublure de voix femelle et vice versa, et hop Addiction, tout y passe, tout ce qui te rend idiot à force d’y revenir, télé, fric, y’a de la colère dans l’air, et zou t’as la révolution qui pointe son museau, ce qui est sympa c’est que en live on pressent que le public, bourré ou pas à la bière, camé ou pas à la schnouffe, bourré et camé ou pas, mais on espère que ça sera pas une congrégations de curetons puceaux au prochain concert, et bien il va pouvoir gueuler en même temps que le groupe et c’est ce qui est recherché : une espèce de partouze orgiaque où le pogo tient lieu de mélange salace des corps frissonnants de désir et tout plein d’idées à délicieuses cochonneries socio-politiques. C’est ça aussi ce rock-là, ça
permet à deux cent inconnus de faire lovelove révolutionnaire tous ensemble sans attraper une
de ces saloperies de MST.
Les Zenfants Perdus savent y faire, les salopiots !

Tiens un troquet, on est « Chez Louis «, ça bourrine sec dès le début du titre, une intro bien sombre bien musclée à la gratte, et la bonne idée de l’alternance du chant, ça se réunit à la fin du couplet et hop la gratte elle te laisse; le temps d’un solo, d’avaler encore une bièrlouze avant de revenir aux gueulantes chantées. Moi j’aurais bien aimé aller « Chez Louis «, ça sent meilleur que dans la famille le dimanche. Oulah cet enfoirage de bite bien envoyé à peine t’es remis du coup précédent ça commence à saigner et le pire c’est que je suis prêt à me donner pour le troisième titre, j’en mouille d’avance, ça me dégouline entre les zoreilles, j’ai le clitympan tout gonflé, et je dis :<< Allez-y, défoncez-moi bien les deux trous de chaque côté du cerveau, les Zenfants, allez-y à fond ! >>

Un Zenfant de chaque côté.
Les deux musicos, avec leur vibrobatteur électronique qui pousse au cul, très efficace pour pallier la panne éventuelle ( mais les Zenfants Perdus sont jeunes et vigourloches, ils sont textuellement au point, ils tiennent la forme mieux qu’au handisport, avec eux c’est pas le missionnaire, c’est le pomplard sous toutes ses formes, ils savent te défriser vite fait la chicorée, ils te fourrent la gousse d’ail dans le gigot, ils te bourrent les miches à chansons, ils t’enfilent la perle dans les deux sens du collier à riffs, c’est pas la sucette variétoche des pauvres, c’est carrément la gâterie binaire... ) les voicis encore frais pour le troisième titre. On y va pour le << Tango du cloporte >> , à l’origine un cloporte c’était le pauv’con qui fermait la porte de ta cellule, ici on te fait la jouissance à l’aide d’une gratte et d’une box, pas de voix,
on appelle ça chez les smokings : un instrumental, chez nous on rote et on dit : << un instru. >>
Ah il est fort le coquin : il te met un rythme que t’attrapes à la crinière, tu montes sur la gonze et vas-y que je vais et viens et que je me retiens. Au moment où tu crois que ça-y-est il a fini c’ était bon, purée c’est le cas de le dire, il accélère ses coups de boutoir, il double son tango, malaxant son manche sans craindre ta douleur et là tu n’en peux plus, en même temps tu voudrais que ça dure, que c’est dur et que t’aimes ça !
C’est pas de la zique de ramollos, y’a pas de coupage avec du Dave, un beau larsen en guise d’explosion finale, il se retire élégamment et lentement, il sait y faire !
Pas fatigué de la manivelle à cul, ça repart au grand galop, les draps sont souillés de toutes ces notes, de tout ce barouff musical, ça pue l’odeur du punk, ils en ont plein les couilles et ils ont de quoi tenir et t’en faire baver encore longtemps.

Voilà maintenant ils sont « furieux «, c’est le titre et une voix masculine s’en va te le gueuler pour commencer, ça dialogue avec la fumelle à voix qui t’accroches tu voudrais bien qu’elle s’ arrête pas mais les pauses c’est bon entre les couplets, c’est du répondant/répondant, le mec il est furieux, et la fille parle d’enculer, mais là attention on comprend que c’est le système qu’ils dénoncent, c’est ça qui rend furieux et hop les Zenfants Perdus ils montrent du doigt par où la merde passe, faut l’empêcher de passer et eux sont là pour t’encourager à pas te laisser empapaouter.
La guitare au mec qui guitarise c’est pas une banane, c’est pas une asperge de curé, c’est pas une flûte à panpan, c’est carrément le chibre de béton, la voix de la diva c’est pas une sussurante, du genre << Je t’aime mon chéri ... >>, c’est une gueularde de première, un hommage vocal permanent à Louise Michel, les rideaux pas besoin d’y grimper ils tombent tout seuls tellement les murs ils sont secoués comme par un tremblement de terre. Y’a de la colère dans cet amour-là.

Haletant je pourrais arrêter là l’écoute mais non, j’ai encore envie du marteau à boules, je veux des notes encore des notes, des coups de béquille dans le canal à sons.
Il en peut plus, il dégouline du sang de la révolution, il va mettre du temps à cicatriser après le CD, mais ça fait rien on ira jusqu’au bout. On veut que les Zenfants ils vident leurs valseuses à tango jusqu’à la dernière goutte. Putain je monte le son comme on malaxe des bourses, je veux que les voisins entendent, je veux que ça gicle tout plein leur jardin, même sur la tête de leur clébard, c’est ça le sens du partage, c’est pas de la zique pour crèches ou maternités,
attention je préviens : si ton père est fragile côté infarctus, épargne-lui pour une fois un mauvais sort : les ringards ils supportent pas cette musique.
Les deux pralines vont encore se faire déguster cette fois par « Insurrection >> Oulah on se dit : ça va pas être une réunion de prière chez les Amishes... >>, maintenant on sait que les Zenfants Perdus ils peuvent même dire des gros mots, au point que parfois on est presque content d’ entendre un mot propre par ci par là dans leur discours brut de décoffrage. La colère c’est ça : ça sonne jamais comme du Proust. Tiens j’avais deviné, ça bourrine tout de suite pas le temps d’écluser ta bière, garde-là au frais pour après.

Alors tu croyais que j’allais te raconter tous les titres un à un comme on décortique un homard, mais non, tu sais bien que là je te mets la bite à la bouche et qu’il va falloir chercher toi-même ton plaisir, vais pas jouir totalement à ta place, faut que tu découvres la suite de la partouze tout seul, t’es majeur, tu risques le plaisir, ça vaut la peine, le reste est du même acabit que ce dont j’ai parlé : ta foufoune à musique elle va se faire enfourner tranquille comme depuis le début, ça va pas faiblir, tu vas voir la trique reste bien haute, le chapiteau descend jamais, t’auras l’uranium dans le greffier jusqu’à la fin. Et puis des titres comme << Les Iroquois aux cheveux verts >>, ça te rappelle que la poésie peut se loger même aux endroits les plus secrets du punk, sinon t’avais rien compris.

Dommage mon cd il a tout joué, ils ont bien tondu ma pelouse à crotte, les Zenfants, merci
pour ce rock, que ceux qui lisent cette chronique se démerdent vite fait pour connaître à leur
tour ma défonce, comme je disais on n’a qu’une vie et là faut pas perdre un instant.

Moi je remets encore le disque, ça s’écoute pas qu’une fois !
On attend le second CD des Zenfants perdus, et le Gros Niqué va le chroniquer. Allez vite su
studio, les Zenfants Perdus, ça sera pas perdu les enfants !
Merci de votre attention.
Au revoir.

Chronique: Claude Lafontaine ( à lire:  "Voir Y. et mourir" de Claude Lafontaine)

Mise en page: Rudy L'Agité
 

Les Nenfants Perdus sur Facebook: link
 

A lire: Interviews: Les Nenfants Perdus (punkarythme franco/belge)

 

L'album "Rage De Raison" en écoute et téléchargement -->ICI<---

 

 

Chronique: Rage De Raison - Les Nenfants Perdus

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