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Chronique du single de Pat Kebra, réalisée par John Flower

Publié le par Rudy L'Agité

 

Directement touché au coeur par le nouveau CD de Pat Kebra. Pat Kebra-Single
Le superbe dessin de pochette ( merci Thierry Guitard, ça colle tellement bien avec la musique de Kebra, tes illustrations ! La Vierge au Coeur Sanglant qui ornait la pochette de l’opus précédent est restée à jamais gravée dans les mémoires, liée aux douze apôtres de la parole kebrique que sont les douze titres du CD ) est à lui seul le résumé de l’effet produit à l’écoute.
On connaissait déjà « Mon coeur a dit «, son intro d’une redoutable puissance orientalisée, ce tapis déjà tout plein de tessons et de bouts de barbelés, et puis l’arrivée de cette voix qui est l’ADN des oeuvres de Kebra, une voix que j’ai vainement tenté d’imiter pour mieux comprendre comment il parvenait à fabriquer son cocktail champagne/papier de verre/kalachnikov/Bogart pour restituer des sons venus du plus profond de sa conscience. Moi ça m’a coûté une aphonie mais merci Pat, désormais je chante au plus près du rauque’n rôle. Comme quoi faut pas avoir peur d’essayer, quand un titre nous plait, ça se fait pas sous la douche, ça se gueule aux murs et au passage ça réveille les voisins.
Je me suis toujours demandé si Kebra jetait ses mots sur des bouts de papier, s’il yaourtise avec la musique et plaque un texte solide ensuite, ce sont des questions qu’on pose en interview, on aime bien savoir comment accouchent les artistes, avec ou sans douleur, aux forceps ou bien si ça pète comme un bouchon qu’on rattrape avant qu’il ne rejoigne le sol.
Car les mots de Pat Kebra ont ce côté spontané qui donne l’impression qu’on aurait pu les trouver soi-même, en fait parfois on se laisse aller à penser qu’un créateur, ça dit les choses à la place des autres, et que c’est pour ça qu’on en a besoin.
Alors là tu te demandes : « Pourquoi il ne met pas un petit morceau du texte en question pour illustrer son propos ? «
Ben t’as tort : faut que t’écoutes le CD, ne t’en prive pas, ça sera mieux que ton boudin/huîtres à Noël chez Belle-Maman, tu auras déjà oublié depuis longtemps ce dîner monotone que tu écouteras encore et encore le CD.
Faut pas dévoiler tout, faut mettre l’eau à la bouche.
Le « trois titres « dont je parle ici, il a été intelligemment conçu : un titre extrait du CD précédent , un live dont on retrouve la version studio également dans le CD précédent ( pas peur, Kebra, il restitue devant tout le monde, en chair et sueur, n’importe quel titre directement du créateur au consommateur, ce qui n’est pas donné à tout le monde...) et un inédit en live.
Du beau boulot.
Le clampain fan de base que je suis, il va forcément se laisser tenter par la comparaison : « Une autre vie ( studio ) «, « Une autre vie ( live ) «.
Ah putain j’ai pas de préférence, ça dégage le même fumet, l’énergie est la même, et le plaisir de retrouver un titre en live c’est les gueulards du premier rang, et la déconstruction/reconstruction du morceau, qui montre bien que Pat Kebra ne va pas routiner ses morceaux, il est inspiré par l’ambiance du soir, par le lieu, ça donne tout le temps une version unique. A noter qu’en bon pro Kebra passe son texte sans manger les mots, ça sonne comme un quatrième musico, la voix et le sens.
Alors maintenant je me fais le live inédit. « Envie de rire «.
Ah j’adore ! cette intro martienne, des accords venus on ne sait d’où, qui remettent en cause pas mal de clichés t.jpgharmonique, et puis la construction millimétrée et spontanée à la fois, avec cette fusion des trois compères dont on devine l’entente et le boulot de répé bien torché. Une petite ola à Rascal, très très musicien dans son approche de la batterie, une batterie couillue et souple, purée il a là un allié fantastique, Pat Kebra. Et j’en dirai autant de Loulou à la basse. C’est le plaisir de ces disques-là, celui de détailler le jeu de tout le monde et de hocher la tête comme devant un Dali.
Je sens que ce troisième titre, je vais me le remettre pour tâcher d’en saisir un peu plus l’essence, j'aime bien les cassures de rythme, les breaks, les accords rares. Et puis pendant que j’y suis je me réécoute les deux autres. Allez vous m’excusez, je vous laisse, je me remets le CD précédent aussi : un Kebra en cache toujours un autre.

 

 

Chronique de John Flower, que vous pouvez suivre sur son propre blog : johnflowerblog

 

Voire également : Chronique du nouvel album de Pat Kebra ( ex Oberkampf ) : "Le Coeur Sur La Main", par Jhon Flower


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Rudy L'Agité 23/10/2011 18:01



Merci John Flower pour cette excellente chronique, tu à un de ces styles inimitables.....
Merci pour ta collaboration John, fidèle compagnon de route 




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