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Chronique: Pat Kebra - Electrosensible

Publié le par Rudy L'Agité

Pat Kebra - Electrosensible

Pat Kebra - Electrosensible

Pat Kebra
Pat Kebra

Voilà in my letter box, une enveloppe molletonnée, bulles plastiques qui protègent quelque chose de précieux.

LA NOUVELLE GALETTE de PAT KEBRA !

Le tout nouveau CD de Pat Kebra himself, même pas encore sorti dans le commerce, putain depuis le temps que j’attendais cela.
Le titre : ELECTROSENSIBLE
Un régal que de chroniquer ce travail, un régal pour chacun de ses disques.
Quelque chose de précieux ? Que dis-je : quelque chose s’indispensable à une collection de CD digne de ce nom.
Le titre : ELECTROSENSIBLE
On savait le lascar en train de faire mijoter musiques, mélodies, accords, sons, dans sa marmite insonorisée, en train de nous concocter quelques recettes magiques, des musiques, des textes, des arrangements propres à nous faire décoller, on s’y attendait, car on connait désormais la fécondité artistique de ce musicien et poète brut de décoffrage, de ce créateur qui toujours nous fera gicler à la gueule son rock pur et dur, pur et lyrique, pur et astronomique, pur et galactique, de ce travailleur infatigable aux idées sans cesse renouvelées, tel un Picasso des sons d’aujourd’hui, un zico qui ne se contentera jamais de roupiller sur ses lauriers, Pat a encore et toujours quelque chose du coureur d’exploits, du poseur d’explosifs, du créateur de demain.
Le titre : ELEC
TROSENSIBLE.
On le savait au taquet, au boulot, on sait que Pat c’est musique/musique/musique, c’est un joueur de scène, un gratteux de toutes les planches, un spectacle à lui seul, mais toujours bien entouré, avec des acolytes qui ont tout compris de sa musique, au point de faire corps avec Pat, au point que la jonction entre les instruments se déroule comme un accouchement de triplés qui sortiraient tous en même temps à l’air libre.
Moi j’ai un souvenir toujours renouvelé des autres CD de Pat, que je m’envoie dans les zoneilles régulièrement, histoire de me prendre des torgnolles de plaisir comme le boxeur assis sur son tabouret en attendant de reprendre la dure vie du ring, dans un casque ou bien dans la maison mais je fais gaffe car j’ai tendance à avoir envie que ça lézarde les mur
s.


On ne peut vivre sans ces musiques là, qui nous ramènent à notre vie pré-historique, celle qui a tout précédé chez nous : la connaissance, la philosophie, le langage, l’écriture, les harmonies, tout a précédé cela et tout y est injecté. Pat ça nous remènera toujours à l’essentiel de ce que nous sommes : des géants de petite taille/nains qui touchent les étoiles du bout des doigts. Pat Kebra et nous, c’est cerveau reptilien qui a traversé les ans et s’est peaufiné au fil des siècles jusqu’à se faire tailler comme un diamant et briller dans l’obscurité profonde de nos inconscients collectifs.
Alors voilà le nouveau CD de Kebra, merde il est beau, il est beau, il est beau ! Pat a la chance d’avoir Thierry Guitard pour dessinateur, putain on dirait qu’on ENTEND les dessins de Thierry, ils ont le son Kébra, de même que les chansons à Pat Kebra c’est du Thierry Guitard, on VOIT les sons.
Ces deux-là étaient faits pour travailler ensemble, chacun dans sa partie : l’un comble notre ouïe, l’autre comble notre vue, mais les deux réunis comblent notre poésie génétique. Superbe pochette, donc, superbe livret, je vous laisserai découvrir les visuels par vous-même, quand vous vous serez offert ce cadeau, une description de chef d’oeuvre ne pouvant être que faibl
e.

Toujours est-il que pour moi, qui suis un ancien des Beaux-Arts, un mec extrêmement difficile et exigeant question image, et bien j’affirme ici : Guitard est ONE OF THE GREAT graphistes du rock. Un jour il y aura une expo Guitard au Centre Pompidou et je rigole pas en prophétisant cela. Vous verrez, vous direz :<< Putain il l’avait écrit... >>

Emmanuelle Monet, alias " Manu "
Emmanuelle Monet, alias " Manu "

Bon alors maintenant je reviens au CD lui-même, la petite galette extrêmement surprenante à voir par intervention de Thierry Guitard, ( qui sait si bien exprimer d’un croquis la respiration profonde de la gratte à Pat ) et qui contient ce que je suis impatient d’écouter.


Une bonne idée : Pat a fait figurer les textes dans un petit cahier, car ça se lit AUSSI sans la musique pour le plaisir, c’est de la poésie pure. Ces textes ne sont pas << jolis >>, ils sont BEAUX.

En fait ce que l’on veut dire, c’est que Pat aurait pu remplacer par un concert un cours de philo de Ludwig Wittgenstein, car Pat va au-delà des limites où l’on se tient lorsqu’on s’ adresse aux hommes, il franchit ces limites, il est débridé.
Ne nous demandons pas « Où va-t-il chercher tout ça ? «, c’est pas la peine, ça lui vient des tripes, il met sa personne dans ses mots, il met ses ressentis, c’est le sang de Pat qui lui a servi d’encre pour pondre ces petits bijoux en mo
ts.

Pat a vécu une vraie vie d’homme, joies et drames, écorecharges à vif, on le devine tout de suite à chaque tournant de strophe, on dirait parfois des phrases sculptées au burin/stylo dans de la roche/papier, quelque part sur une paroi de canyon secret et solitaire.

<< ... le Doute est venu, venu me faire l’amour... >> ( Oberkampf )

<<... A nos enfants, laissons donc l’innocence, préférons-lui la vérité .. >> ( Confidences )

<< ....Les épreuves m’ont rendu les forces pour attendre le retour d’une flamme qui n’est pas encore le souvenir d’un fou... >> ( Guerrier de la vision )
<< ... Je parle de toi autant, autant que les autres m’écoutent... >> ( Penser à demai
n )

<< ... Et si mon chant montait jusqu’aux étoiles, je pourrais, je pourrais décorer la nuit... >> ( Décorer la nuit ). >>
Je ne vais pas relever tout ce qui m’a séduit dans ces textes, mais je peux dire sans crainte que tout est du même tonneau, de la même veine, coupée comme celle d’un poignet d’écrivain et déversant la beauté et le combat mêl
és.

Mon principe est de DONNER ENVIE, pour partager avec toi la joie, le bonheur purs que j’ai à écouter << ELECTROSENSIBLE >>, donc je vais crier au passage mon plaisir.

Les guitares magnifiquement posées, qui te martèlent subtilement des rythmes d’acier soyeux, et aussi les soli qui t’emmènent loin, avec des loopings dignes des performances guerrières des P-51 mustang, des guitares à moteur Allison V-170 à moteur à refroidissement d’urgence, le temps de laisser place au retour du chant.

Parlons un instant du chant de Pat Kebra, purée la maîtrise, la justesse, et ce rien de papier râpeux qui rendent les mots plus sensuels aux tympans, avec cette étonnante faculté d’articuler un discours naturel et spontané mais dont aucun mot ne t’échappera, telle une mitrailleuse qui gueulera à deux voix << Je veux être liiiiiiiiiiibre ! >>
<< Personne ne peut vivre ce que tu vis...
>>

J’ajoute que tu as le sentiment que Pat Kebra est protéiforme, son art est celui de l’adaptation à son message du moment, et pourtant la guitare du musicoss est toujours reconnaissable, il a sa frappe, il a sa façon à lui d’arpéger parfois il peut passer du cristallin viril au matraquage cosmique qui te donne envie de sauter jusqu’au plafond pour t’y assommer de plaisir. J’ajoute que la production est magnifique, une prise de son parfaite, un mixage minutieux et terriblement adapté, mise en valeur de chaque instru, au passage nous avons goûté les interventions des différents batteurs, bassistes, dont je vous laisse découvrir les noms sur le livret du CD.

Il s’agit d’un son EN 3 D. Cela veut dire que cela dépasse tes deux seules oreilles, qu’une troisième, celle de la vie qui s’anime sur ces treize titres, va te pousser dans l’esprit. J’ajoute qu’un Terrasson, l’Iconorockphotographe a fait les photos ( mais vois là toi-même sur le livret du disque ! )

J’ajoute que « Manu «, Emmanuelle Monet, ( j’espère que Wikipedia réactualisera l’article sur cette pointure à pedigree des voix importantes du rock français, car ils n’y signalent pas
encore sa collaboration à << Electrosensible >> ), intervient, tout le monde se souvient de « Dolly « , Manu fait une magique apparition aux côtés de Pat pour un titre qui fera date dans les duos masc/fém, une chanson on ne peut plus idéale, qui résume à elle seule tout ce que les plaisirs, le chagrin, la joie et les soucis de l’amour peuvent faire naître lorsqu’on se fréquente amoureusement, mais le texte cache bien plus que ce simple résumé.
La voix ici de Manu, qui déjà avait galvanisé plus d’un public, m’a troué, elle est d’une telle pureté, sobriété, sans fioritures, transparente comme l’eau d’un torrent, elle retient, elle gifle gentiment et caresse puissamment

Elle est la << petite flamme >> qui << éclaire nos limites >>

J’ai remis trois fois de suite la chanson à la première écoute, je voulais revivre ce mariage des deux voix qui se complètent tellement bien....
On la retrouve plus discrètement sur d’autres titres, mais on la reconnait fort bien, elle a son fruité à elle, une présence très forte malgré l’humilité.
TIENS DONC, TU CRèVES DE VOULOIR éCOUTER << Electrosensible >> ?
<<...REMPLIS-moi ce vide !... >> ( Vestiges )
T’impatiente pas trop, ça vient tout de suite ! ( Je sais, je suis un gros veinard, tu m’excuses mais je retourne écouter ce bijou, tu finiras tout seul ma chronique... )


Le titre : ELECTROSENSIBLE.
Tu iras le chercher très bientôt.


Chronique de: John Flower

 La pochette du disque " Electrosensible "

La pochette du disque " Electrosensible "

Pat kebra
Electrosensible
Le Teaser

Pat kebra Electrosensible Le Teaser

Electrosensible,
Le Pllayers Audio
(Extrait)

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